![]() |
Le Cantique des Cantiques Chapitre 7 et 8 |
|||||||
| Un des plus beaux chants d'amour de la littérature universelle est, sans doute aucun, le texte connu sous le titre de Cantique des Cantiques -un des livres de la Bible. D'origine et de datation incertaine -il fut attribué au roi Salomon, mais ne fut sans doute rédigé que vers le Ve ou IIIe siècle avant J.C., il chante de façon très charnelle, érotisée, l'amour humain. Les traditions judaïque et chrétienne l'ont interprété comme le chant d'amour de l'Ame et du Créateur. | ||||||||
![]() |
||||||||
| Portrait de la Bien-Aimée Bonheur d'être aimé Amour est fort comme la Mort. |
||||||||
| Portrait de la bien-aimée (Lui) Tu es belle, ma compagne, comme Tirça, jolie comme Jérusalem, terrible comme ces choses insignes. Détourne de moi tes yeux, car eux m'ensorcellent. Ta chevelure est comme un troupeau de chèvres dégringolant du Galaad . Tes dents sont comme un troupeau de brebis qui remontent du lavoir: toutes ont des jumeaux, on ne les arrache à aucune. Comme la tranche d'une grenade est la tempe à travers ton voile. Soixante sont les reines, et quatre-vingts les maîtresses, et les adolescentes sans nombre . Elle est unique, ma colombe, ma parfaite. Elle est unique pour sa mère, brillante pour celle qui l'enfanta. Les filles la voient: elles la disent heureuse; les reines et les maîtresses : elles font son éloge: « Qui est Celle qui toise comme l'Aurore, belle comme la Lune, brillante comme le Soleil, terrible comme ces choses insignes ? » Au jardin des noyers je descends pour admirer les pousses de la gorge pour voir si le cep bourgeonne, si les grenadiers fleurissent. (Elle) Je ne reconnais pas mon propre moi: il me rend timide, bien que fille de nobles gens " ! (Choeur) « - Reviens, reviens, Sulamite ! / Reviens, reviens, que nous te contemplions ! » (Lui) - Comment contemplerez-vous la Sulamite? - Comme en une contredanse! Comme sont beaux tes pieds dans les sandales, fille de noble ! Les contours de tes hanches sont comme des anneaux, uvre de mains d'artiste. Ton nombril est une coupe en demi-lune: que le mélange ne manque pas! Ton abdomen est un monceau de blé bordé de lis. Tes deux seins sont comme deux faons, jumeaux d'une gazelle. Ton cou est comme la Tour-d'Ivoire. Tes yeux sont des étangs à Heshbôn, - près de la porte Populeuse. Ton nez est comme la Tour-du Liban sentinelle face à Damas. Ta tête sur ton corps est comme le Carmel, et ses mèches sont comme la pourpre: - un roi est enchaîné par ces flots. Que tu es belle, et que tu es gracieuse, -amour, fille délicieuse ! Ta stature que voici est comparable à un palmier; et tes seins, à des grappes. Je dis: « Il faut que je monte au palmier, que je saisisse ses regimes »: Que tes seins soient donc comme les grappes d'un cep, et la senteur de ta narine comme des pommes, et ton palais comme un vin de marque... (Elle) ... allant tout droit à mon chéri coulant aux lèvres des dormeurs
|
||||||||